C'était au pied de l'Acropole d'Athènes, au détour d'une ruelle escarpée.
Assis sur un muret, grattant sa guitare, il fredonnait de la douceur, une douceur dont on aurait rempli une baignoire pour s'en faire un bain tout chaud et tout moussu, une douceur qu'on aurait aimé emporter avec soi pour se protéger de la futilité et de l'apparence qui gangrènent le monde.
Une voix profonde, calme, posée.
Une voix d'apaisement, un chant d'amour universel, tendre et beau.
Une voie vers l'harmonie.
Je lui ai souri et je lui ai parlé de sa voix, douce et belle, de sa beauté, de l'apaisement qu'elle m'apportait.
Il m'a souri et il m'a parlé des grecs anciens qui construisaient en harmonie avec le sol, les matériaux et l'environnement. Il m'a parlé de l'âme et de l'équilibre de l'invisible qui le guide dans son travail, dans sa quête de beau et de poésie.
Puis je l'ai remercié et je l'ai laissé, emportant avec moi le souvenir d'un moment magique, le souvenir ému d'un moment suspendu, d'une parenthèse enchantée.
J'ai rencontré Kostas Nikolaou et c'était vraiment, vraiment chouette.
Sur le moment je n'ai pas osé le prendre en photo.
Aujourd'hui je le regrette.
Acrobates ~ Keep singing
Album autoproduit Of Nature ~ 2020
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